Et hop on remonte le sujet non pas pour écrire des citations d'animes mais d'un livre qui contentera les adeptes d'humour noir!
"-Alan!... Combien de fois faudra-t-il te le répéter? On ne dit pas "au revoir" aux clients qui sortent de chez nous. On leur dit "adieu" puisqu'ils ne reviendront jamais.
[...]
-Et puis c'est quoi, ce dessin que tu as rapporté de la maternelle?... Un chemin qui mène à une maison avec une porte et des fenêtres ouvertes devant un ciel bleu où brille un grand soleil!... Et alors, il n'y a pas de nuages ni de pollution dans ton paysage? Où sont-ils les oiseaux migrateurs qui nous fientent les virus asiatiques sur la tête et où sont-elles les radiations, les explosions terroristes? C'est totalement irréaliste. Viens plutôt admirer ce que Vincent et Marilyn dessinaient à ton âge!
[...]
-Regarde ce dessin de Marylin comme il est sombre et celui-là de Vincent: des barreaux devant un mur de briques! Là, je dis oui. Voilà un garçon qui a compris quelque chose à l'existence!... Ce pauvre anorexique qui souffre de tant de migraines qu'il croit que son crâne va éclater sans le bandage... Mais lui, c'est l'artiste de la famille, c'est notre Van Gogh!
Et la mère de le citer en exemple:
-Le suicide, il a ça dans le sang. Un vrai Tuvache tandis que toi Alan...
Vincent le pouce dans la bouche, vient se blottir contre sa génitrice:
-Je voudrais retourner dans ton ventre, maman..."
*un inconnu a sonné en pleine nuit*"-C'était qui?
-Connais pas, un désespéré avec un revolver vide. J'ai trouvé ce qu'il lui fallait dans les boîtes de munitions devant la fenêtre pour qu'il se tire une balle dans la tête. Qu'est-ce que tu lis?
-Les statistiques de l'an dernier: un suicide toutes les quarante minutes, cent cinquante mille tentatives, douze mille morts. C'est énorme...
-Oui, c'est énorme, le nombre de gens qui se loupent. Heureusement qu'on est là..."
"Allô? Ah, c'est vous monsieur Tchang! Bien sûr que je me souviens de vous: la corde, ce matin, c'est ça?... Vous?... Vous vouliez nous?... Je n'entends pas. Nous inviter à votre enterrement? Oh, c'est gentil! Mais vous allez faire ça quand? Ah, vous avez déjà la corde au cou? Alors aujourd'hui mardi, demain mercredi... donc la cérémonie aura lieu jeudi. Ne quittez pas je demande à mon mari..."
Et enfin une dernière qui sera très longue je vous préviens ^^
"-Vous me demandez quelque chose d'original et viril, moi je vous réponds: le seppuku que les vulgaires appellent hara-kiri. Bon, ça, évidemment, je ne le conseille pas à tout le monde car c'est un truc de sportif! Mais, costaud comme vous êtes, vous devez être sportif, non? Quel est votre... Pardonnez-moi, si vous êtes là, je devrais dire: "Quel était votre métier?"
-Prof de gym au lycée Montherlant.
-Tiens, qu'est-ce que je disais!
-Je ne supporte plus mes collègues ni les élèves...
-Ca, les enfants, parfois c'est difficile, reconnaît Mishima. Nous je vois, avec le dernier...
-J'avais pensé à l'essence ou au napalm...
-Ah, une belle immolation sous un préau d'école, ce n'est pas mal non plus, apprécie le commerçant. On a tout ce qu'il faut pour cela mais, franchement le seppuku... Enfin je ne pousse pas à la dépense, c'est vous qui voyez.
Le professeur d'éducation physique et sportive balance entre els deux propositions:
-Immolation, hara-kiri...
-Seppuku, rectifie M. Tuvache.
-Ca nécessite beaucoup de matériel?
-Un kimono de samouraï à votre taille. Il doit me rester un XXL et puis bien sûr, le tanto. On s'en fait toute une histoire mais, regardez, c'est finalement un sabre plutôt court, minimise M. Tuvache en décrochant du mur une arme blanche (quand même assez longue) qu'il dépose entre les mains du client. Je les aiguise moi-même. Touchez ce fil du tranchant. Ça vous pénètre comme dans du beurre.
Le prof de gym contemple les brillances de la lame en faisant la moue tandis que Mishima sort d'un carton une veste de kimono qu'il étale devant lui:
-Mon fils aîné a eu l'idée de coudre dessus une croix de soie rouge pour indiquer où planter le sabre parce que, des fois, les gens visent trop haut, dans le sternum, et ça n'entre pas, ou alors trop bas dans le ventre. Et là, à part vous crever l'appendice vermiforme, ça ne sert à rien.
-C'est cher? se renseigne l'enseignant.
-Le tout, trois cent euros-yens.
-Ah quand même! Est-ce qu'on peut payer...
-A crédit? demande le commerçant. Chez nous? Vous plaisantez, pourquoi pas une carte de fidélité!
-C'est que c'est un investissement.
-Ah, bien sûr, c'est plus onéreux qu'une bidon de napalm mais, après tout, ce sera votre dernière dépense... Sans compter que c'est l'aristocratie du suicide, le seppuku. Et je ne dis pas ça seulement parce que mes parents m'ont prénommé Mishima.
Le client hésite.
-J'ai peur de ne pas avoir le courage..., avoue le prof dépressif en soupesant le tanto. Vous ne faites pas de service à domicile?
-Oh non! s'indigne M. Tuvache. ON n'est pas des assassins, tout de même. Vous rendez-vous compte, c'est interdit. Nous, on fournit ce qu'il faut mais les gens se débrouillent. C'est leur histoire. On est là juste pour rendre service en vendant des produits de qualité, poursuit le commerçant qui conduit le client vers la caisse.
Et, pliant soigneusement le kimono qu'il glisse avec le sabre dans un sac d'emballage, il se justifie:
-Trop de gens agissent en amateurs... Vous savez que sur cent cinquante mille personnes qui font la tentatives, cent trente huit mille se ratent. Ces personnes se retrouvent souvent handicapées sur des chaises roulantes, défigurées à vie, tandis qu'avec nous... Nos suicides sont garantis. Mort ou remboursé! Allez, allez, vous ne regretterez pas cet achat, un athlète comme vous!... Vous respirez un bon coup et hop là! Et puis, comme je dis toujours, on ne meurt qu'une fois, alors autant que ce soit un moment inoubliable.
Mishima encaisse l'argent du professeur d'éducation physique et sportive puis, lui rendant sa monnaie, il ajoute:
-Tenez, je vais vous confier un truc de métier...
Il lorgne autour de lui pour vérifier que personne ne l'écoute et explique:
-Quand vous ferez ça dans votre salle à manger, mettez-vous à genoux sur le sol et ainsi, même si la lame ne pénètre pas très profondément... parce que quand même ça doit piquer... si vous êtes à genoux, vous tomberez sur le ventre et ça enfoncera le sabre jusqu'à la garde. Et quand on vous retrouvera, ça épatera vos amis! Vous n'avez pas d'amis?... Eh bien, ça épatera le médecin légiste qui dira: "Il n'y est pas allé de main morte, lui!"
-Merci, fait le client effondré aussi par l'acte à accomplir.
-Je vous en prie, c'est notre travail. A votre service."
Allez, un dernier mot avec la devise de l'établissement:
"Vous avez raté votre vie? Avec nous vous réussirez votre mort!"
Ces répliques sont extraites du livre "Le Magasin des Suicides" de Jean Teulé
Suteki ni kiss

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氷の世界ひざまずけ
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